Qu’est-ce que l’agroécologie ?

Les agricultures de type agroécologique sont une solution pour produire une alimentation saine en respectant et la terre et l’être humain.

L’agroécologie est un ensemble de pratiques agricoles respectueuses des écosystèmes et utilisant un certain nombre de processus naturels. Elle considère le respect de la terre nourricière et la souveraineté alimentaire des populations sur leurs territoires comme les bases essentielles à toute société équilibrée et durable.

C’est également une démarche transversale qui fait appel à différents champs de connaissance : agronomie, écologie, géographie, sociologie, économie, etc…

En France, un des pionniers de l’agroécologie est Pierre Rabhi qui a initié l’association Terre & Humanisme (www.terre-humanisme.org). Cette association oeuvre depuis 1994 à la transmission de l’agroécologie pour l’autonomie alimentaire des populations et la sauvegarde des patrimoines nourriciers. SOL EN VIE est correspondant local pour le département de l’Ariège de Terre & Humanisme.

Les principaux moyens de l’agroécologie sont les suivants :
  • un sol vivant,
  • utilisation d’engrais vert et de compost,
  • emploi de soins naturels (extraits végétaux, …) pour les cultures et les animaux d’élevage,
  • usage de semences adaptées (variétés locales, anciennes), rotations et associations de cultures,
  • gestion de l’eau (économie, paillage, …),
  • réhabilitation des savoir-faire paysans,
  • valorisation des ressources locales,
  • utilisation d’équipements économes et peu coûteux (par exemple traction animale en maraîchage),
  • lutte contre l’érosion des sols.
En fin d’année 2010 a été publié par l’Organisation des Nations Unies (ONU) un rapport très intéressant et très documenté sur l’agroécologie :  » Rapport du Rapporteur spécial sur le droit à l’alimentation, Olivier De Schutter ». En voici le résumé :
« Le réinvestissement dans l’agriculture, suscité par la crise des prix alimentaires de 2008, est essentiel pour la réalisation concrète du droit à l’alimentation. Cela étant, dans un contexte de crise écologique, alimentaire et énergétique, la question la plus urgente aujourd’hui, lorsqu’il s’agit de réinvestir dans l’agriculture, n’est pas de savoir combien mais comment. Le présent rapport étudie la manière dont les États peuvent et doivent réorienter leurs systèmes agricoles vers des modes de production hautement productifs, hautement durables et qui contribuent à la réalisation progressive du droit fondamental à une alimentation suffisante. S’appuyant sur un examen approfondi des publications scientifiques qui ont vu le jour au cours des cinq dernières années, le Rapporteur spécial présente l’agroécologie comme un mode de développement agricole qui n’entretient pas seulement des liens conceptuels solides avec le droit à l’alimentation mais qui a aussi produit des résultats avérés, permettant d’accomplir des progrès rapides dans la concrétisation de ce droit fondamental pour de nombreux groupes vulnérables dans différents pays et environnements. L’agroécologie offre en outre des avantages qui peuvent compléter ceux qui découlent de méthodes conventionnelles mieux connues comme la culture de variétés à haut rendement. De plus, elle contribue de manière importante au développement économique dans son ensemble. Le présent rapport défend l’idée que la transposition de ces expériences à une plus grande échelle est le principal défi à relever aujourd’hui. Des politiques publiques adéquates peuvent créer des conditions propices à de tels modes de production durables. Il s’agit notamment, en matière de dépenses publiques, de donner la priorité à l’acquisition de biens publics plutôt que de se borner à subventionner les intrants, d’investir dans les connaissances en réinvestissant dans la recherche agricole et les services de vulgarisation, d’investir dans des formes d’organisation sociale qui encouragent les partenariats, notamment la création de réseaux d’innovation reliant des fermes-écoles et des organisations d’agriculteurs, d’autonomiser les femmes et de créer un environnement macroéconomique favorable, notamment en reliant les exploitations agricoles durables à des marchés équitables. « 
Vous pouvez aussi télécharger le rapport complet en cliquant ici: rapport-onu-2011