SOL EN VIE : une association pour développer l’agroécologie et retrouver de l’autonomie

Les crises (climatique, énergétique, économique, financière, sociale) que nous connaissons actuellement ne doivent pas nous faire oublier le risque avéré d’une crise alimentaire mondiale. Celle-ci ne touchera vraisemblablement pas que les pays du Tiers-Monde mais bien nos pays dits « industrialisés ». Nos sociétés occidentales se sont construites sur l’industrie, le commerce et les services jusqu’au modèle consumériste que nous connaissons. Les ravages du néo-libéralisme emplissent chaque jour les journaux que nous regardons. Notre société s’est peu à peu artificialisée, hommes et femmes perdant progressivement le lien ancestral avec la nature, le rythme des saisons, la terre et ses produits. L’agriculture, quant à elle, de paysanne, est devenue en grande partie  industrielle, à coup d’engrais, de pesticides de synthèse, d’hybrides et d’OGM, d’érosion des sols, de perte de la biodiversité, d’asservissements des agriculteurs contraints de mécaniser à outrance, d’emprunter pour ce faire, de passer leur vie à chercher plus de productivité pour rembourser leurs emprunts. Et lorsqu’il faut manger, la grande majorité d’entre-nous va acheter ce qui lui faut au supermarché, sans rien savoir de la manière dont les aliments ont été produits, sans mettre un visage sur l’agriculteur ou le paysan qui a peiné pour ces aliments. Combien de personnes font leur jardin pour manger leurs légumes ? Rapporté à la population de notre pays, bien peu. Combien, parmi ce peu, le fait avec le souci de l’environnement, de la vitalité des semences utilisées, des résidus de produits dans la terre et les fruits ou les légumes qui seront récoltés ? Quelques-uns seulement.

Pourtant, produire soi-même une partie de son alimentation avec des méthodes respectueuses du jardinier, de la terre et de sa vie, de ceux qui mangeront fruits ou légumes, poulets ou lapins, risque de devenir un enjeu majeur de notre survie. Notre monde, aussi « évolué » soit-il, n’a jamais connu autant d’opulence et de gaspillage voisinant avec autant de dégradation du milieu naturel et autant d’hommes, de femmes et d’enfants souffrant de la faim (pas loin d’un milliard à ce jour !). Faire changer ce monde commence, peut-être, par changer sa façon de consommer, de se nourrir et de cultiver la terre. Changer le monde commence par se réapproprier certaines formes d’autonomie dont celle de se nourrir avec ses produits ou de soutenir un paysan localement.

SOL EN VIE est une structure associative basée sur un projet d’autosuffisance alimentaire familial situé en Ariège, dans le sud de la France.

SOL EN VIE se veut libre de toute référence idéologique, politique ou confessionnelle, ainsi que de toute autorité spirituelle ou laïque. Elle adhère pleinement à l’esprit de la Charte pour la Terre et l’Humanisme

SOL EN VIE est correspondant local pour l’Ariège de l’association TERRE & HUMANISME, fondée par Pierre Rabhi (cf. le site dans la catégorie liens).

Vous trouverez nos statuts ici.

Quels sont nos moyens ?

A la base un jardin familial situé à CANTE en Ariège où les techniques de l’agroécologie sont utilisées depuis quelques années.

  • Organisation d’ateliers pratiques d’une demi-journée avec un thème précis (par exemple techniques de semis, réalisation d’un tas de compost, …).
  • Réalisation de fiches thématiques.
  • Organisation de stages théoriques d’une demi-journée sur les grands principes de l’agroécologie.
  • Animations et informations sur le thème de l’agroécologie.

Quels sont nos buts :

  • Transmettre les techniques et les valeurs de l’agroécologie dans les domaines suivants: maraîchage, horticulture, arboriculture, apiculture, élevage, céréaliculture, … Cette transmission s’adresse aux personnes souhaitant faire leur jardin, aux enfants, aux paysans ou à toute personne intéressée par la démarche.
  • Rechercher et expérimenter de nouvelles ou d’anciennes techniques afin de se les approprier en vue de leur transmission (par exemple BRF, engrais vert pionniers, buttes permanentes, …).
  • Créer un réseau de jardins conduit selon les principes de l’agroécologie pour échanger sur les pratiques, les variétés cultivées, pour préserver des semences de variétés anciennes, adaptées aux terroirs de nos jardins.
  • S’investir dans des projets, ici et ailleurs, permettant un accès des populations les plus défavorisées à une alimentation produite selon les principes de l’agroécologie.

« La planète terre est à ce jour la seule oasis de vie que nous connaissons au sein d’un immense désert sidéral. En prendre soin, respecter son intégrité physique et biologique, tirer parti de ses ressources avec modération, y instaurer la paix et la solidarité entre les humains, dans le respect de toute forme de vie, est le projet le plus réaliste, le plus magnifique qui soit »
Charte pour la Terre et l’Humanisme

Pourquoi SOL EN VIE ?

 

Parce que produire soi-même une partie de son alimentation avec des méthodes respectueuses du jardinier, de la terre et de sa vie, de ceux qui mangeront fruits ou légumes, poulets ou lapins, risque de devenir un enjeu majeur de notre survie. Notre monde, aussi « évolué » soit-il, n’a jamais connu autant d’opulence et de gaspillage voisinant avec autant de dégradation du milieu naturel et autant d’hommes, de femmes et d’enfants souffrant de la faim (plus d’un milliard à ce jour !). Faire changer ce monde commence, peut-être, par changer sa façon de consommer, de se nourrir et de cultiver la terre. Changer le monde commence par se réapproprier certaines formes d’autonomie dont celle de se nourrir avec ses produits ou de soutenir un paysan localement.
Face à l’immensité de la tâche qui nous attend pour changer ce monde, nous vous proposons de commencer à votre porte, dans la terre de vos jardins.